Interview de Cédric Vasseur (Quick Step Innergetic)

Interview de Cédric Vasseur (Quick Step Innergetic)
A 35 ans, pourquoi avoir opté pour un contrat d'une saison au sein de la formation Quick Step?
Cédric Vasseur: "Lorsque, en fin de saison passée, les contacts se sont noués avec Patrick Lefevere, je n'ai pas hésité longtemps. J'avais besoin d'une nouvelle motivation. De retrouver la rage après ma période chez Cofidis, les bons moments mais aussi les mauvais (en 2000, Vasseur s'était retrouvé au centre d'une affaire de dopage avant d'être mis hors de cause). Patrick Lefevere est un patron qui sait motiver un coureur. Richard Virenque avait réussi son retour et une remarquable fin de carrière en venant chez Quick Step. Je rêve de l'imiter, à ma façon".

Quel sera votre objectif cette saison?
C.V: Remporter une course et me mettre au service de mes leaders. L'an dernier, j'ai réussi une belle saison en me classant souvent mais sans jamais réussir à m'imposer. Cette saison, j'espère vraiment en gagner une. J'avoue avoir l'ambition de m'imposer aux Quatre jours de Dunkerque. C'est un peut un rêve... Avec l'aide d'une équipe aussi forte, je pense que c'est tout à fait réalisable".

Quelle impression vous fait Tom Boonen? Est-il capable de répéter ses exploits de la saison passée?
C.V: "C'est difficile à dire car beaucoup de paramètres sont à prendre en considération en cyclisme. Les chutes, les blessures sont autant d'impondérables qui peuvent orienter une saison. Mais ce type est vraiment incroyable. Il parvient à maîtriser la pression. Il connaîtra peut-être des moments difficiles des coups de "moins bien" mais il n'a que 25 ans. Boonen a quelque chose du grand Armstrong. Lorsqu'ils étaient ensemble chez Motorola, je pense que Boonen a beaucoup appris en côtoyant Lance. On peut penser ce qu'on veut d'Armstrong mais il a amené une nouvelle façon de penser et de préparer les courses. Boonen s'en est inspiré et c'est peut-être pour cela, qu'aujourd'hui, il maîtrise aussi bien tous les éléments d'une course".
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# Posté le samedi 21 janvier 2006 14:41

Modifié le dimanche 29 janvier 2006 14:45

Interview de Bernhard Eisel (Française des Jeux)

Interview de Bernhard Eisel (Française des Jeux)
Bernhard, êtes-vous satisfait de votre saison 2005 ?
"Oui, dans la mesure où elle a été ponctuée par d'excellents résultats dans la première partie sur les routes portugaises du Tour d'Algarve avec trois victoires d'affilée et ensuite lors de Tirreno-Adriatico, où je n'ai pas été loin d'obtenir un succès sur la ligne de Civitavecchia, lors de la première étape. J'ai pris par la suite le maillot de leader du Tour de Suisse après un succès d'étape d'entrée. Un Tour de France réussi si l'on considère que j'étais tout près de faire mouche à Karlsruhe et Tours. De quoi satisfaire, j'espère, mes dirigeants."

Le départ de Baden Cooke vers Unibet vous confère-t-il des responsabilités nouvelles au sein du groupe ?
"On peut dire comme cela. A l'aube de cette nouvelle saison, je suis considéré par l'équipe comme l'une de ses principales cartes dans les arrivées au sprint. Je ferai tout, croyez moi, pour justifier la confiance qui m'est accordée par Marc et Yvon Madiot. Il faut savoir aussi que mes coéquipiers tels Arnaud Gérard, Mickaël Delage et Sébastien Joly possèdent de belles cartes à jouer lors des arrivées groupées. Je suis prêt à relever la responsabilité qui m'est confiée."

Le Tour de France, que vous avec achevé l'an dernier après deux très belles places d'honneur est-il encore inscrit à votre programme ?
"Ce sera à n'en pas douter mon grand rendez-vous. Je vais tout d'abord me tester sur les routes du Qatar, de nouveau le Portugal, qui m'a bien réussi l'an dernier, comme indiqué précédemment, les classiques, le Tour de Suisse et le Tour de France."

Votre participation au Tour d'Allemagne n'a-t-elle pas été un peu la course par étapes de trop après une course de trois semaines en juillet ?
"J'avais des problèmes physiques un peu avant (NDLR : Bernhard Eisel avait décroché dans le final qui se concluait à Plauen pour laisser Bram Tankink s'envoler vers la victoire alors qu'il apparaissait comme le plus rapide de l'échappée matinale). J'ai eu une gastro et j'ai été victime de crampes dans les derniers kilomètres. Je n'ai pas voulu hypothéquer ensuite ma fin de saison, donc je me suis retiré lors de la fameuse étape qui se concluait
dans le Tirol."

Tirreno Adriatico a-t-elle été choisie de nouveau pour vous par Marc Madiot en guise de préparation aux classiques ?
"Oui. Dans la mesure où cette course ne m'a pas trop mal réussi, je continuerai encore cette année à chercher là-bas la condition la meilleure pour aborder les classiques de printemps."

Seriez-vous apte à remporter une course comme le Tour des Flandres, où vous n'aviez pas terminé très loin de Tom Boonen l'an passé ?
"J'ai toujours rêvé d'accrocher un jour une classique. J'ai une attirance particulière pour Milan-San Remo, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Une telle ligne au palmarès a une valeur identique ou presque, pour moi, qu'un Championnat du Monde."

Pensez-vous être capable de viser un jour une place au général d'un grand tour ?
"Non. Ma morphologie et mes lacunes vis-à-vis de la montagne me confineront toujours à un rôle de routier-sprinter."

Vous avez reconnu le parcours du prochain mondial à Salzbourg. Quelle analyse en faites-vous ?
"J'ai déjà reconnu deux fois le circuit. Une première fois, deux jours après ma participation au Tour de Suisse, dans laquelle j'avais trouvé le parcours plutôt roulant, dénué de difficulté importante pour un coureur de mon gabarit, puis une deuxième fois courant novembre, avec bon nombre de mes compatriotes professionnels tels Georg Totschnig, René Haselbacher, Gerhardt Trampusch, Andreas Matzbacher. Cette fois-ci, le parcours m'a semblé très difficile. Les difficultés principales, situées aux abords de l'Obertrumersee, réclament un 39x17 voire 39x19, c'est dire ! Cela dit, chacun aura sa chance. Tous les types de coureurs pourront l'emporter ou presque. Oscar Freire, qu'on a déjà vu à son aise sur les circuits vallonnés, tel celui de Vérone, pourra jouer le final. Un sprinter pur du type Alessandro Petacchi peut-être pas, cependant. D'après moi, ce ne sera pas le parcours qui fera la différence, car la descente sera si longue pour rejoindre la ligne d'arrivée que des regroupements s'effectueront certainement. Il est à noter que la pluie et le froid pourraient être au rendez-vous, car c'est souvent le type de temps qui règne sur la région de Salzbourg à cette époque-là. Confronté à une température avoisinant les 10 degrés, cela pourrait faire mal à certains concurrents."

Le parcours a-t-il des similitudes avec celui de Villach, qui avait consacré Stephen Roche il y a dix-huit ans, devant ses deux compagnons d'échappée, Moreno Argentin et Juan Fernandez ?
"Le parcours de Salzbourg sera déjà plus long que celui de 1987 puisqu'il fera vingt-cinq kilomètres. Les difficultés entrevues me font penser qu'il est plus difficile."

Pas trop déçu de votre dernier Mondial, où vous lâchez prise dans les deux derniers tours ?
"Je n'avais plus de forces pour effectuer le final avec les meilleurs. J'ai complètement lâché dans le dernier tour pour rejoindre la ligne avec un groupe démotivé. La saison avait été longue, mais cette course ne me laissera pas un grand souvenir."

La victoire de Georg Totschnig a Ax-3-Domaines, l'été dernier, va-t-elle donner un coup de fouet au cyclisme autrichien ?
"Je qualifierai d'énorme le retentissement de cette victoire dans mon pays. C'est la meilleure chose qui pouvait arriver pour ce sport en Autriche. Il n'y a qu'à voir la consécration de meilleur sportif de l'année attribuée par la presse de mon pays à Georg, et cela devant les skieurs et skieuses ! Avec l'organisation des Championnats du Monde à Salzbourg c'est le pied."

A ce sujet, quelle place tient-il dans la presse spécialisée de votre pays ?
"La place tenue par le cyclisme est en progression. C'est un bien. Espérons que cela continuera. Cependant, il est dommage que la télévision nationale (ORF) ne montre pas les images du Tour de France en direct."

Comment êtes-vous devenu coureur cycliste ?
"On va dire que c'est une tradition dans la famille. J'ai été éveillé à ce sport en suivant les performances de mon frère aîné (NDLR : plus âgé de dix-neuf ans) à l'époque sous les couleurs de la Volkbank."

Quelle a été l'origine de votre arrivée dans les rangs de la Mapei Espoirs ?
"J'effectuais déjà à 17 ans des courses amateurs en Italie, pas très lointaine de chez moi. J'ai rejoint alors une équipe de ce pays dans la région de Vénétie pour deux saisons. Mon directeur sportif de l'époque Alex Carrera m'a dirigé ensuite vers Mapei Espoirs, où j'ai côtoyé plusieurs jeunes tels Fabian Cancellara, Patrick Sinkewitz et Filippo Pozzato."
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# Posté le samedi 21 janvier 2006 15:14

Modifié le dimanche 29 janvier 2006 14:46

Interview de Christophe Le Mével (Crédit Agricole)

Interview de Christophe Le Mével (Crédit Agricole)
Christophe, comment avez-vous géré cette intersaison ?
"Relativement bien. Je suis parti en vacances puis reprise de l'entraînement. Ce qui est bien, c'est que je n'ai eu aucun
pépin de santé ou quoi que ce soit. J'ai passé un bon mois de décembre en Italie. J'ai repris le 15 novembre, et j'avais coupé juste après Madrid, une bonne coupure d'un mois et demi, c'est parfait. Je n'ai jamais eu de prise de poids. En fait, je ne varie pas beaucoup. Que ce soit l'été ou l'hiver, je suis stable à deux-trois kilos près."

Avec l'expérience, variez-vous votre préparation ?
"Pas trop en fait. Au plan des courses, je vais faire le Tour de Langkawi, en Malaisie, comme en 2005, et ensuite le même programme jusqu'à Liège-Bastogne-Liège. En fait, je veux marcher fort sur les classiques et un peu avant."

D'ores et déjà, vous serez dans l'équipe du Tour, allez-vous changer des choses sur les courses d'une semaine ?
"On a déjà tout défini avec Roger Legeay. Ce sera le Critérium du Dauphiné-Libéré, sans penser au Tour de Suisse, ou au Giro."

Si on fait un retour sur 2005, est-ce qu'on peut dire qu'il y a un Christophe Le Mével d'avant et d'après le Giro ?
"Non, c'est le même Christophe. C'est vrai que ma victoire au Giro a été exceptionnelle, je ne vais pas changer pour ça. Sur les courses à étapes, l'équipe me demandera plus, c'est normal, et c'est ce que je veux. Marqué par les autres coureurs, oui et non. Quand ça se fait à la pédale et qu'on est fort, on peut être marqué, ça passe quand même."

Sur ce Giro 2005, avec Cauchiolli, vous aviez une vraie dynamique, sans pression particulière ?
"On a surtout bien travaillé. On fait deuxième équipe au général, l'équipe était très motivée. Patrice Halgand marchait fort, Pietro bien sûr, moi, j'avais fait de bons résultats avant ma victoire. On était dans une spirale positive et ma victoire a été la cerise sur le gâteau, pour moi et toute l'équipe Crédit Agricole. Le Giro n'avait rien à voir avec ma Vuelta 2005, c'est certain."

Sur le Tour 2006, quel sera votre rôle ?
"Aider au maximum Pietro sur tout le Tour, et prendre les ouvertures quand elles se présenteront."

Vous avez déja des étapes en tête ?
"Tout le monde pense à la Bretagne, mais non, ce sera trop tôt. Sur la première semaine, il n'y a pas assez de choses de faites, pas assez de fatigue dans le peloton. C'est plus tard qu'il faut se projeter, tout pour la dernière semaine."

Conquérir le Maillot à Pois, avec Pietro Cauchiolli, vous l'envisagez ?
"Possible, mais on visera plutôt une place dans les dix, voire dans les cinq. Il peut bien faire, et ne fera que le Tour de France."

Vous êtes un des deux coureurs Français à avoir gagné une étape d'un grand tour en 2005, ça vous met une certaine pression pour 2006 ?
"Non, je n'éprouve aucune pression particulière. C'est moi qui me la mettrai tout seul. Ca fait cinq ans que je suis au Crédit Agricole, ils commencent à savoir quand il faut me booster et aussi me lâcher."

L'équipe a perdu Christophe Moreau, son leader, qui voyez-vous prendre sa place ?
"Je pense que Pietro Cauchiolli prendra cette place sans problème."

Pour la fin de saison, l'équipe de France, c'est motivant ?
"Pour la seconde partie de la saison, on fera le point après Liège, mais l'équipe de France, les Championnats du Monde, c'est quelque chose de particulier. Je l'ai fait ces deux dernières saisons, plus une fois en Juniors et deux fois en Espoirs. Cette année, j'espère encore en être, il faut qu'on crée une dynamique de groupe. Anthony Geslin a montré la voie, à nous de continuer, on peut concrétiser à plus haut niveau encore."

Ca fait cinq ans que vous êtes au Crédit Agricole. L'équipe garde des caractères immuables (même maillot), n'avez-vous pas peur d'une certaine routine ?
"Pour l'instant, j'y suis très bien. Je vais y rester encore pour mes deux années de contrat, voire plus. La routine ? Je n'envisage pas ça comme ça. Ma carrière n'a pas été facile, le Crédit Agricole m'a suivi pendant ces moments difficiles, et ce n'est pas parce que j'ai changé de statut que je vais l'oublier. Je me sens bien au Crédit Agricole."

Avez-vous mesuré l'impact d'une victoire sur un Giro ?
"Pas spécialement, et je pense que l'impact sur le Tour serait cent fois plus important. Seuls les connaisseurs savent que j'ai gagné au Giro, le grand public s'intéresse au Tour de France."
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# Posté le dimanche 22 janvier 2006 05:32

Modifié le dimanche 29 janvier 2006 14:47

Interview de David Moncoutié (Cofidis)

Interview de David Moncoutié (Cofidis)
David, on est à l'époque des voeux, que faut-il vous souhaiter pour 2006 ?
"Beaucoup de victoires ! C'est sûr que décrocher une belle course du calendrier, ça fait partie des objectifs, donc une étape du Tour ou une classique d'un jour, voire le général d'une course à étapes. Des courses comme la Clasica San Sebastian, le Championnat de Zurich et le Tour de Lombardie. C'est la fin de saison mais j'espère pousser jusque là, et puis Liège-Bastogne-Liège, où j'espère briller. Les classiques ardennaises, c'est quelque chose qui pourrait me convenir. Maintenant, je n'y ai jamais rien fait. En 2005, ça n'a pas souri. Cette année, on verra."

Comment gérez-vous votre intersaison avec une telle expérience ?
"C'est ma dixième année professionnelle, je commence à me connaître. Je sais quelles charges de travail je dois avoir pour être en forme. Maintenant, mes objectifs sont un petit peu plus tard dans la saison. Je vais lever le pied en début de saison par rapport aux années précédentes."

Vous ne viserez toujours qu'un seul des trois grands tours ?
"Le Tour, c'est l'objectif de l'année. Après, il y aura normalement le Tour d'Espagne. Déjà en 2005, je devais la faire mais je me sentais fatigué après avoir beaucoup roulé. Cette année, en ayant moins de jours de courses, il y aura possibilité."

Pour préparer le Tour, sur quelles épreuves allez-vous être présent ?
"Le Tour de Romandie, la Tour de Catalogne et le Critérium du Dauphiné-Libéré, ce sont trois courses qui peuvent me convenir. En 2005, j'avais fait 3ème de la catalogne et 6ème du Dauphiné. Cette année, je vais viser plus haut."

Sur quels domaines estimez-vous devoir progresser pour prétendre à la victoire sur de telles courses ?
"Mon point fort, c'est la montagne, mais le contre-la-montre, c'est là où je dois progresser, c'est certain."

Quel regard portez-vous sur l'effectif Cofidis 2006 ?
"Un regard neuf, puisque près de la moitié de l'équipe a changé. Elle a été pas mal rajeunie, avec des jeunes qui sont là pour progresser sur deux-trois ans. Jusqu'à présent, on a été en stage, avec beaucoup de coureurs. C'est difficile de voir mais c'est au contact des courses qu'ils vont le plus apprendre."

Vous même, vous vous définissez comme quel type de coureur ?
"J'ai besoin de liberté, au niveau de l'entraînement, comme au niveau de mes courses. On arrive à faire un compromis entre ce que souhaite l'équipe et ce que je souhaite, tant que ça apporte aux deux, c'est bien pour nous tous. C'est peut-être anachronique dans le monde du vélo, c'est ma manière de fonctionner. Certes, c'est un sport professionnel mais avant tout pour moi, c'est un sport 'loisir' où je vois moins le côté professionnel. Après, je sais qu'il y a un sponsor derrière et qu'il faut se donner à fond, être sérieux sans se prendre au sérieux. Pour moi, c'est une condition essentielle, j'aime bien avoir pas mal de liberté pour fonctionner."

C'est quelque chose qui vient de votre formation, de votre éducation ?
"Disons que c'est quelque chose de personnel. J'évolue dans l'équipe Cofidis depuis dix ans. On se connaît, ils savent qu'ils peuvent compter sur moi en me laissant des libertés. Jusqu'à présent, je leur ai apporté des satisfactions. C'est un bon compromis, les résultats sont là pour valider cette liberté dont je jouis."

Comment vous voyez-vous dans votre après-carrière ?
"Je ne sais pas trop. Au début, je me voyais ne pas rester dans le milieu du vélo. Là, ça a évolué mais rien n'est programmé. Toutes les opportunités seront étudiées. Je suis plutôt atypique, donc c'est plus difficile de faire partager mon expérience à des jeunes par exemple."

Jusqu'à quel âge pensez-vous prolonger votre carrière ?
"Là, j'ai un contrat de deux ans, et après, je me vois bien continuer un ou deux ans de plus. 34 ans maximum. C'est l'envie personnelle qui déterminera."

Votre vie personnelle va changer puisque vous allez être papa, comment l'anticipez-vous ?
"C'est prévu pour début mars. Ca va être un événement, mais il y a ma vie privée d'un côté et le vélo de l'autre. Le vélo, c'est une période de ma vie, le bébé c'est pour toute la vie. Ce sera au moment de Paris-Nice, mais la priorité sera plus la naissance du bébé que la course, même si je sais qu'il y a une arrivée à Dignes."

# Posté le lundi 23 janvier 2006 11:45

Modifié le dimanche 29 janvier 2006 14:48

Interview d'Andy Flickinger (Bouygues Telecom)

Interview d'Andy Flickinger (Bouygues Telecom)
Andy, comment ça se passe sous les nouvelles couleurs ?
"Très bien. Je suis tombé sur une équipe jeune, dynamique, avec de grosses ambitions et je m'adapte bien pour le moment."

Avez-vous modifié votre approche de la saison ?
"C'est plus ou moins similaire entre toutes les équipes. On a fait un stage début décembre, reprise de contact avec la route, et permettre aux nouveaux de s'adapter. Aujourd'hui, c'est un vrai stage de travail."

L'intégration à Bouygues Telecom, vous prenez ça comme une relance de votre carrière ?
"Non, je dirais plus une poursuite de la carrière. Il y a des hauts et des bas. J'ai connu les deux, c'est une poursuite de carrière."

Qu'est-ce qui a mois bien fonctionné avec Ag2r ?
"En 2005, ça a plutôt bien fonctionné. C'est en 2004 que ça a moins marché. Après, j'étais reparti sur une bonne dynamique. Je n'ai pas fait le Tour de France suite à des différends avec Vincent Lavenu, je n'en dirai pas plus."

Dans trois mois, il y aura les Championnats du Monde sur piste à Bordeaux, y serez-vous ?
"Oui, si je suis sélectionné. J'irai mais c'est la seule entorse, jusqu'au mois de novembre, où je ferai les Six Jours de Grenoble et peut-être une Coupe du Monde."

Cela va-t-il modifier votre approche de la saison ?
"Le programme est axé sur les classiques et sur la route. Les Championnats du Monde, c'est la semaine après Paris-Roubaix. C'est un souhait de ma part, donc ça s'ajoute au programme route."

On parle de la "famille du vendée U", est-ce difficile d'intégrer la famille ?
"C'est vrai que ça me faisait un petit peu peur au début. C'est une vraie famille, un cercle assez fermé. Mais bon, ils sont vraiment très accueillants. Je n'ai pas eu besoin de faire quoique ce soit, ce sont eux qui m'ont accueilli à bras ouverts."

Quel sera votre programme de début de saison ?
"Le Tour de Langkawi, puis Classic Haribo, Circuit Het Volk, Kuurne-Bruxelles-Kuurne, Tirreno-Adriatico, Milan-San Remo. Toutes les classiques en Belgique jusqu'à Paris-Roubaix."

Pour l'amateur de vin (qui est allé compléter sa cave à Bandol), on peut dire que 2006 sera un bon millésime ?
"Un grand crû, j'espère."

# Posté le mardi 24 janvier 2006 11:50

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:08