Presentation du Tour Down Under

Presentation du Tour Down Under
Créé en 1999 afin de permettre aux meilleures équipes professionnelles de reprendre la compétition dans des conditions climatiques d'exception aux antipodes, le Tour Down Under célèbre cette année sa 8ème édition. Le succès est toujours au rendez-vous de cette course parfaitement organisée, et qui comptera cette année pas moins de sept des vingt équipes du ProTour dans son peloton avec la présence en Australie d'Ag2r Prévoyance, de Bouygues Telecom, du Crédit Agricole, de Davitamon, de Liberty Seguros, de Liquigas et de Milram. Côté "stars", le Tour Down Under pourra compter
sur l'Espagnol Luis-Leon Sanchez (Liberty Seguros-Würth), le Norvégien Thor Hushovd (Crédit Agricole), l'Italien Luca Paolini (Liquigas), et les Français Sébastien Chavanel (Bouygues Telecom), Sylvain Calzati et Samuel Dumoulin (Ag2r Prévoyance).
Ce sont toutefois vers les Australiens que se tourneront les regards. A domicile et après une période de préparation idéale sous le soleil australien, il faudra surtout compter cette semaine avec Allan Davis (Liberty Seguros-Würth), Cadel Evans, Robbie McEwen (Davitamon-Lotto), Simon Gerrans (Ag2r Prévoyance), Russel Van Hout (Australie) voire davantage encore avec le champion d'Australie Espoirs William Walker (Australie Espoirs), très impressionnant samedi dernier et capable de rejoindre au palmarès du Tour Down Under ses compatriotes Stuart O'Grady, Michael Rogers et Patrick Jonker. Deux nouveautés sont apparues cette année au programme de la plus importante épreuve du calendrier océanien. Un Maillot Ocre remplacera l'ancien maillot jaune dans le but d'apporter une véritable identité à la course.
Par ailleurs, le Tour Down Under passera cette saison de six à cinq étapes officielles. La traditionnelle première étape, disputée en nocturne dans les rues d'Adélaïde, se disputera bel et bien demain mais ne comptera pas pour le classement général. Elle prendra l'appellation de critérium. Suite à cette mise en bouche de 50 kilomètres, les coureurs découvriront un tout nouveau parcours qui fera à nouveau la part belle aux sprinters. Après trois premières étapes relativement abordables et probablement destinées à une arrivée au sprint (gare toutefois aux différences de rythme à ce stade de la saison !), les prétendants au Maillot Ocre devraient surgir dans la quatrième étape, qui comprendra l'ascension du Willunga Hill, habituel juge de paix du Tour Down Under. La dernière étape se disputera en circuit dans les rues d'Adélaïde. Et maintenant, que la saison 2006 commence !

Les 5 étapes :

1re étape (mercredi 18 janvier) : Mawon Lakes-Angaston (148 km)
2ème étape (jeudi 19 janvier) : Stirling-Hahndorf (146 km)
3ème étape (vendredi 20 janvier) : Strathalbyn-Yankalilla (154 km)
4ème étape (samedi 21 janvier) : Willunga-Willunga (147 km)
5ème étape (dimanche 22 janvier) : Adélaïde-Adélaïde (90 km)

Les 95 engagés :

Liberty Seguros-Würth (ESP) : 1. Luis-Leon Sanchez (ESP), 2. Allan Davis (AUS), 3. Carlos Barredo (ESP), 4. Koen De Kort (PBS), 5. Aaron Kemps (AUS), 6. José-Joaquin Rojas (ESP), 7. Ivan Santos (ESP), 8. Eladio Sanchez (ESP)

Crédit Agricole (FRA) : 11. Thor Hushovd (NOR), 12. Lazslo Bodrogi (HON), 13. Alexandre Botcharov (RUS), 14. Julian Dean (NZL), 16. Mads Kaggestad (NOR), 17. Jaan Kirsipuu (EST), 18. Mark Renshaw (AUS)

Ag2r Prévoyance (FRA) : 21. Simon Gerrans (AUS), 22. José-Luis Arrieta (ESP), 23. Sylvain Calzati (FRA), 24. Cyril Dessel (FRA), 25. Samuel Dumoulin (FRA), 26. Yuriy Krivtsov (UKR), 27. Alexandr Usov (BLR), 28. Ludovic Turpin (FRA)

Davitamon-Lotto (BEL) : 31. Robbie McEwen (AUS), 32. Wim Vansevenant (BEL), 33. Cadel Evans (AUS), 34. Johan Vansummeren (BEL), 35. Henk Vogels (AUS), 36. Mario Aerts (BEL), 37. Nick Gates (AUS), 38. Nic Sanderson (AUS)

Team Milram (ITA) : 41. Daniel Becke (ALL), 42. Giovanni Visconti (ITA), 43. Fabio Sabatini (ITA), 44. Dennis Haueisen (ALL), 45. Simone Cadaro (ITA), 46. Elia Rigotto (ITA), 47. Carlo Scognamiglio (ITA), 48. Michele Gobbi (ITA)

Liquigas (ITA) : 51. Luca Paolini (ITA), 52. Eros Capecchi (ITA), 53. Daniele Colli (ITA), 54. Mauro Da Dalto (ITA), 55. Manuel Quinziato (ITA), 56. Michael Albasini (SUI), 57. Marco Righetto (ITA), 58. Nicola Loda (ITA)

Bouygues Telecom (FRA) : 61. Walter Bénéteau (FRA), 62. Giovanni Bernaudeau (FRA), 63. Sébastien Chavanel (FRA), 64. Mathieu Claude (FRA), 65. Vincent Jérôme (FRA), 66. Rony Martias (FRA), 67. Alexandre Pichot (FRA), 68. Pierre Drancourt (FRA)

Chocolade Jacques (BEL) : 71. Steven Caethoven (BEL), 72. Glenn D'Hollander (BEL), 73. Frederick Willems (BEL), 74. Wesley Van Der Linden (BEL), 75. Kurt Hovelynck (BEL), 76. Dimitri De Fauw (BEL), 77. Serge Pauwels (BEL), 78. Jens Renders (BEL)

Navigators Insurance (USA) : 81. Ben Brooks (AUS), 82. Vasili Davidenko (RUS), 83. Glen Chadwick (AUS), 84. Valeriy Kobzarenko (UKR), 85. Sergey Lagutin (OUZ), 86. Hilton Clarke (AUS), 87. David O'Loughlin (IRL), 88. Phil Zajicek (USA)

South Australia.com-AIS (AUS) : 91. Matthew Goss (AUS), 92. Peter Dawson (AUS), 93. Simon Clarke (AUS), 94. James Meadley (AUS), 95. Matthew Lloyd (AUS), 96. Jonathon Clarke (AUS), 97. Daniel McConnell (AUS), 98. Sean Higgerson (AUS)

Australie (AUS) : 111. Gene Bates (AUS), 112. Ben Day (AUS), 113. Matthew Hayman (AUS), 114. Paul Crake (AUS), 115. Robert McLachlan (AUS), 116. Sean Sullivan (AUS), 117. Chris Jongewaard (AUS), 118. Russel Van Hout (AUS)

Australie Espoirs (AUS) : 121. William Walker (AUS), 122. David Tanner (AUS), 123. Mitch Docker (AUS), 124. Sam Lee (AUS), 125. Wes Sulzberger (AUS), 126. Richard Moffatt (AUS), 127. Joshua Wilson (AUS), 128. Matthew Rex (AUS)


Les 5 derniers vainqueurs :

2005 : Luis-Leon Sanchez (ESP, Liberty Seguros-Würth)
2004 : Patrick Jonker (AUS, UniSa)
2003 : Mikel Astarloza (ESP, Ag2r Prévoyance)
2002 : Michael Rogers (AUS, Mapei-Quick Step Espoirs)
2001 : Stuart O'Grady (AUS, Crédit Agricole)

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 16:12

Modifié le mardi 26 juin 2007 03:33

Résultats du Tour down Under

Résultats du Tour down Under
Classic Down Under, course d'ouverture officieuse du Tour Down Under:

C'est un sprint qui oppose les concurrents du Tour Down Under, laissant présager de ce qui nous attendra à partir de demain. Un homme se détache aisément du lot. A 33 ans, l'ancien champion d'Australie Robbie McEwen (Davitamon-Lotto) s'adjuge le Classic Down Under, course ne figurant pas au calendrier international donc ne comptant pas officiellement. Mais voilà de quoi donner confiance au coureur Australien, qui vainc à Adélaïde les Italiens Daniele Colli (Liquigas) et Simone Cadamuro (Team Milram). Et maintenant, tout le monde au lit, car demain, la saison commence pour de vrai.

Classement :
1. Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) les 50 km en 1h01'06" (49,1 km/h)
2. Daniele Colli (ITA, Liquigas) m.t.
3. Simone Cadamuro (ITA, Team Milram) m.t.
4. Dimitri De Fauw (BEL, Chocolade Jacques-Topsport Vlaanderen) m.t.
5. Allan Davis (AUS, Liberty Seguros-Würth) m.t.
6. Mark Renshaw (AUS, Crédit Agricole) m.t.
7. Luca Paolini (ITA, Liquigas) m.t.
8. Eros Capecchi (ITA, Liquigas) m.t.
9. Matthew Goss (AUS, South Australia.com-AIS) m.t.
10. Alexandr Usov (BLR, Ag2r Prévoyance) m.t.

1ere étape :

Après 40 kilomètres de course, chacun décide alors de courir à son rythme. Une trentaine de compétiteurs se dégagent, les autres rentreront à leur allure, quelques 23'45" plus tard. En tête, on retrouve donc Bates, Brooks, Caethoven, Capecchi, Chavanel, Clarke, Colli, D'Hollander, Docker, Dumoulin, Evans, Gerrans, Higgerson, Hushovd, Jongerwaard, Kemps, Lagutin, McEwen, McLachlan, Meadley, Pichot, Rigotto, Sanchez, Santos, Sullivan, Tanner, Van Hout, Vansevenant, Visconti et Walker. Cette configuration de course est bien entendu favorable au grand favori qu'est Robbie McEwen, mais l'Australien estime qu'il y a encore beaucoup trop de monde à l'avant. Il attaque donc à 60 kilomètres de l'arrivée, réduisant à vingt le nombre d'échappés. Simon Gerrans (Ag2r Prévoyance), Robbie McEwen (Davitamon-Lotto), Luis-Leon Sanchez (Liberty Seguros-Würth) et le champion d'Australie Espoirs William Walker (Australie Espoirs) s'échappent de manière définitive. Ils collaborent jusqu'à 5 kilomètres de l'arrivée, où Simon Gerrans place un ultime démarrage pour terminer détaché. Il endosse le Maillot Ocre, que seuls trois coureurs semblent désormais en mesure de lui contester cette semaine : Sanchez, McEwen et Walker. Quelle rentrée !

Classement 1ere étape :
1. Simon Gerrans (AUS, Ag2r Prévoyance) les 148 km en 3h38'33" (40,6 km/h)
2. Luis-Leon Sanchez (ESP, Liberty Seguros-Würth) à 2 sec.
3. Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) à 11 sec.
4. William Walker (AUS, Australie Espoirs) à 37 sec.
5. Gene Bates (AUS, Australie) à 1'39"

Classement général :
1. Simon Gerrans (AUS, Ag2r Prévoyance) en 3h38'24"
2. Luis-Leon Sanchez (ESP, Liberty Seguros-Würth) à 7 sec.
3. Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) à 18 sec.
4. William Walker (AUS, Australie Espoirs) à 46 sec.
5. Gene Bates (AUS, Australie) à 1'45"

2eme étape :

Sous une chaleur éprouvante, ils sont onze à faire le break après 25 kilomètres : Mario Aerts, Hilton Clarke, Paul Crake, Allan Davis et Eladio Sanchez, Mauro Da Dalto, Matthew Goss, Jens Renders, Mark Renshaw, Fabio Sabatiniet le Français Rony Martias. Les équipes de sprinters, notamment la Navigators Insurance, essaient bien de prendre le contrôle de la course. Mais l'écart se stabilise autour des quatre minutes et le peloton finit par abdiquer à 30 kilomètres du but. La seconde étape se jouera entre les onze échappés.Paul Clarke place un démarrage à 15 kilomètres de l'arrivée, Allan Davis l'accompagne. Les deux hommes font le trou. Ils iront au bout.Allan Davis s'avère imbattable dans le face à face du dernier kilomètre. A 25 ans, l'Australien décroche un premier bouquet qui en appelle bien d'autres cette année.

Classement 2ème étape :
1. Allan Davis (AUS, Liberty Seguros-Würth) les 146 km en 3h27'21" (42,2 km/h)
2. Paul Crake (AUS, Australie) m.t.
3. Eladio Sanchez (ESP, Liberty Seguros-Würth) à 38 sec.
4. Hilton Clarke (AUS, Navigators Insurance) à 54 sec.
5. Rony Martias (FRA, Bouygues Telecom) m.t.

Classement général :
1. Simon Gerrans (AUS, Ag2r Prévoyance) en 7h12'55"
2. Luis-Leon Sanchez (ESP, Liberty Seguros-Würth) à 7 sec.
3. Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) à 18 sec.
4. William Walker (AUS, Australie Espoirs) à 46 sec.
5. Gene Bates (AUS, Australie) à 1'45"

3eme étape :

Il ne faut pas attendre plus de 4 kilomètres pour voir se dessiner l'échappée du jour. Onze hommes la constituent : Carlos Barredo, José-Joaquin Rojas, Daniel Becke, Michele Gobbi, Alexandre Botcharov, Jonathon Clarke, Ben Day, Mathew Hayman , Cadel Evans, Serge Pauwels et le Français Vincent Jérôme. Les coureurs qui ont manqué le coche finissent par se résigner. Les onze hommes de tête gagnent dès lors très vite du terrain pour stabiliser leur avantage autour des 4'30" après 70 kilomètres de course. Encore une fois, le peloton finit par abdiquer et ne présentera à l'arrivée à Yankalilla que 7'34" après le vainqueur. L'Espagnol Carlos Barredo fait le ménage à 50 kilomètres du but, ne gardant avec lui que Becke, Botcharov, Evans, Hayman, Jérôme et Pauwels. C'est à nouveau Carlos Barredo qui fait la différence. Il attaque à 9 kilomètres du but pour s'envoler vers un nouveau succès. Il s'impose en solitaire avec 1'32" d'avance.

Classement 3ème étape :
1. Carlos Barredo (ESP, Liberty Seguros-Würth) les 154 km en 3h51'03" (40,0 km/h)
2. Daniel Becke (ALL, Team Milram) à 1'32"
3. Cadel Evans (AUS, Davitamon-Lotto) m.t.
4. Serge Pauwels (BEL, Chocolade Jacques-T Interim) m.t.
5. Vincent Jérôme (FRA, Bouygues Telecom) à 1'38"

Classement général :
1. Simon Gerrans (AUS, Ag2r Prévoyance) en 11h11'32"
2. Luis-Leon Sanchez (ESP, Liberty Seguros-Würth) à 7 sec.
3. Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) à 18 sec.
4. William Walker (AUS, Australie Espoirs) à 46 sec.
5. Gene Bates (AUS, Australie) à 1'45"

4eme étape :

un bon de sortie est accordé à un groupe de vingt coureurs après 27 kilomètres d'attaques incessantes. Les vingt chanceux du jour se nomment Arrieta et Calzati, Cadamuro et Rigotto, Chadwick, Lagutin et Zajicek, Crake et Van Hout, D'Hollander et Willems, Docker, Gates et Vansummeren, Kemps et Rojas, Lloyd et Meadley, Martias et Quinziato.Rony Martias s'inquiète et attaque à 30 kilomètres de l'arrivée. Il par deux membres de l'équipe d'Australie, Paul Crake et Russell Van Hout. Ceux-ci poursuivent leur chemin sans un regard pour Martias, qui finira 3ème. A l'arrivée, les deux coéquipiers franchissent la ligne main dans la main, après 120 kilomètres d'échappée. Et c'est le nouveau champion d'Australie Russell Van Hout qui remporte l'étape-reine du Tour Down Under. Derrière, ça s'agite également ! Luis-Leon Sanchez place un vif démarrage dans l'ascension du Willunga Hill. Simon Gerrans réagit mais concède rapidement une dizaine de secondes à son adversaire. Au prix d'une formidable course-poursuite, l'Australien parvient à gommer la mince différence dans les derniers hectomètres pour ne rien céder à l'Espagnol. Il conserve le Maillot Ocre à vingt-quatre heures de l'arrivée.

Classement 4ème étape :
1. Russell Van Hout (AUS, Australie) les 147 km en 3h32'54" (41,4 km/h)
2. Paul Crake (AUS, Australie) m.t.
3. Rony Martias (FRA, Bouygues Telecom) à 1'03"
4. Johan Van Summeren (BEL, Davitamon-Lotto) m.t.
5. Glen Chadwick (AUS, Navigators Insurance) m.t.

Classement général :
1. Simon Gerrans (AUS, Ag2r Prévoyance) en 14h47'07"
2. Luis-Leon Sanchez (ESP, Liberty Seguros-Würth) à 7 sec.
3. Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) à 18 sec.
4. William Walker (AUS, Australie Espoirs) à 46 sec.
5. Gene Bates (AUS, Australie) à 1'41"

5eme étape :

Malmené pendant 10 bornes, le groupe de tête se réduit finalement à cinq hommes : Carlos Barredo (Liberty Seguros-Würth), Laszlo Bodrogi (Crédit Agricole), Luca Paolini (Liquigas), Mathew Hayman et Sean Sullivan (Australie). Le peloton, mené fièrement par l'équipe Ag2r Prévoyance, stabilise l'avantage des cinq échappés autour des 45 secondes. Puis il accélère, entraîné cette fois par la formation Davitamon-Lotto de Robbie McEwen. Barredo, Bodrogi, Paolini, Hayman et Sullivan sont donc revus les uns après les autres dans les derniers tours de circuit, le peloton se reformant totalement à deux boucles de l'arrivée. Robbie McEwen est là, mais c'est Allan Davis (Liberty Seguros-Würth), vainqueur jeudi à Hahndorf, qui fonce tête la première vers la ligne d'arrivée. Le sprinter Australien s'impose à Adélaïde devant McEwen et Cadamuro. Au classement général, Simon Gerrans devance Luis-Leon Sanchez (Liberty Seguros-Würth) et Robbie McEwen.

Classement 5ème étape :
1. Allan Davis (AUS, Liberty Seguros-Würth) les 81 km en 1h49'47" (44,3 km/h)
2. Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) m.t.
3. Simone Cadamuro (ITA, Team Milram) m.t.
4. Thor Hushovd (NOR, Crédit Agricole) m.t.
5. Steven Caethoven (BEL, Chocolade Jacques-Topsport Vlaanderen) m.t.

Classement général final :
1. Simon Gerrans (AUS, Ag2r Prévoyance) en 16h36'54"
2. Luis-Leon Sanchez (ESP, Liberty Seguros-Würth) à 7 sec.
3. Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto) à 14 sec.
4. William Walker (AUS, Australie Espoirs) à 46 sec.
5. Gene Bates (AUS, Australie) à 1'48"
6. Samuel Dumoulin (FRA, Ag2r Prévoyance) à 2'42"
7. Russell Van Hout (AUS, Australie) à 3'00"
8. Simon Clarke (AUS, South Australia.com-AIS) à 3'19"
9. Chris Jongewaard (AUS, Australie) m.t.
10. Glenn D'Hollander (BEL, Chocolade Jacques-Topsport Vlaanderen) à 3'31"

Le vainqueur est donc Simon Gerrans qui remporte la premiere course de l'année. Après Stuart O'Grady (deux fois), Michael Rogers et Patrick Jonker, Simon Gerrans (Ag2r Prévoyance) est le quatrième coureur Australien à ajouter son nom au palmarès du Tour Down Under. Une première victoire cette saison qui en appelle encore beaucoup d'autres car Simon Gerrans monte en puissance chaque année. Agé de 25 ans, il était passé professionnel avec Ag2r Prévoyance il y a un an, au terme d'une période de stage très prometteuse fin 2004. Son palmarès, après quinze mois chez les professionnels, est déjà très alléchant : vainqueur de l'Herald Sun Tour, du Tour du Finistère et du Grand Prix de Carnaghese l'an passé, 2ème de Paris-Corrèze en 2004 et 3ème d'une étape de son premier Tour de France en 2005. A présent, Simon Gerrans compte une victoire dans le Tour Down Under.

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 16:37

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:08

Interview de Vincent Lavenu, manager d'Ag2r Prévoyance

Interview de Vincent Lavenu, manager d'Ag2r Prévoyance
Vincent, un premier maillot tricolore pour Ag2r à Sedan, quel est votre sentiment ?
"Evidemment, c'est très plaisant de commencer la saison comme ça. J'avoue humblement que je n'étais pas un adepte, ni un spécialiste du cyclo-cross. Pour moi, et pour toute l'équipe, c'était une première d'accompagner un coureur capable de jouer les premiers rôles. Quand on a engagé John Gadret, la première question qui m'est venue à l'esprit, c'était de lui demander s'il allait continuer de faire du cyclo-cross chez nous. J'ai bien compris qu'il souhaitait faire la saison entière, ce que j'ai accepté. En sachant que ce n'est pas incompatible, voyant que les Championnats de France étaient un objectif, voire l'objectif de John, cette saison, on l'a accompagné et c'est avec beaucoup d'émotion qu'on a vécu ce moment ensemble. Les ressources qu'il a démontrées sur le final, c'est peut-être aussi pour nous faire plaisir, montrer ses nouvelles couleurs. Il fallait beaucoup de ressources morales pour l'emporter. C'était un grand moment de sport."

Quand vous l'avez engagé, c'était d'abord pour ses résultats en cyclo-cross ou suite à sa 4ème place aux Championnats de France à Boulogne ?
"C'est un garçon qu'on suivait depuis un an, que j'aurais engagé en 2005, si l'équipe était passée ProTour. En 2004, je lui ai expliqué qu'on ne pouvait pas le prendre, mais il a fini de me convaincre en faisant 4ème aux Championnats de France. Et voilà, c'est un garçon qui n'a pas un passé très important sur la route, il est dur au mal, ça me plaît bien. Première journée chez nous, et un maillot de champion de France, c'est formidable !"

Pourriez-vous donner plus de place aux cyclo-crossmen dans votre recrutement pour les années à venir ?
"Ce que je sais, c'est que j'ai découvert quelque chose de très intéressant, même si évidemment je suivais un peu le cyclo-cross, mais je n'ai pas cette sensibilité qu'a un garçon comme Marc Madiot. Il y a une ferveur, des gens passionnés, des spectateurs, et j'ai vu de beaux coureurs, notamment chez les jeunes. On se rend compte que c'est un sport qui développe des valeurs essentielles pour la réussite d'une carrière sportive de bon niveau. Le fait d'être dur au mal, rigoureux, c'est une des composantes essentielles dans la réussite du cycliste. Les gens qui font du cyclo-cross ne font pas dans la facilité, la météo, etc... Ce sont des garçons qui sont capables d'aller loin, et ça peut servir pour faire une carrière sur la route. On a vu des coureurs comme Pascal Richard et qui, bien avant qu'on l'engage, avait fait ses preuves sur la route comme en cyclo-cross. Ca développe des qualités comme la Vo2 qui peuvent permettre d'être à haut niveau en cyclo-cross et sur la route."

Peut-on faire un parallèle entre le cyclo-cross, où les Français étaient loin et se rapprochent petit à petit grâce à leur sérieux, et la route, où la France est en retard au plan des résultats ?
"Ce qui est vrai en cyclo-cross, il n'y a aucune raison que ça ne soit pas valable sur la route. Pour Gadret, Mourey, Labbe, ce qu'ils ont comme résultats maintenant démontre qu'il ne faut pas se décourager. Je suis résolument optimiste avec la génération qui arrive. On ne doit pas se démotiver. En Italie, on découvre des Cunego, en Espagne des Valverde, il n'y a pas de raison qu'en France, il n'y ait rien. En France, on a un cyclisme solide, au plan des structures d'accueil. D'ailleurs, si l'UCI nous a donné la cinquième licence, avec cette concurrence, ça doit aussi permettre à de jeunes éléments de s'épanouir. Après, on entend tout : 'les coureurs ne travaillent pas assez', c'est sans doute un peu vrai, 'c'est la faute du dopage', c'est sans doute un peu vrai, mais il n'y a pas qu'une vérité. La lutte antidopage, au plan mondial, doit continuer d'avancer. On ne peut pas dire que le cyclisme ne fait rien. Cette année, on a vu des gars de haut niveau tomber, je pense à Heras, et ça c'est bien. Il nous manque le champion pour dynamiser tout ça en France, ça va venir."

Cette licence ProTour obtenue, la jugez-vous comme un aboutissement ou, au contraire, comme le passage d'une petite à une moyenne entreprise ?
"Ce n'est pas un aboutissement, c'est le passage d'une période où on a été oubliés, par la force des choses, quatre équipes dans chacun des pays forts du cyclisme. Après un an d'efforts de notre part, de la part de notre partenaire Ag2r, on a réussi à obtenir cette licence vacante. La qualité du dossier présenté a fait qu'on a eu l'aval de l'UCI. Je prends d'ailleurs ça comme une reconnaissance de l'UCI envers le cyclisme français. Nous sommes classés 9ème nation mondiale, et on est en haut de l'affiche sur les licences ProTour. Ca montre que la France a sûrement raison, et c'est avec un grand soulagement qu'on a appris cette bonne nouvelle. On a été recalés, on a travaillé, Ag2r a crû dans le dossier que je lui ai présenté et c'est super. On a passé un hiver plein de bonheur."

Comment sentez-vous ce groupe 2006 ?
"Tous les managers diront qu'ils ont une superbe équipe, c'est normal. On est satisfaits au même titre que les autres années, mais peut-être un peu plus car on a réussi un coup avant d'avoir la licence ProTour, avec le recrutement de Paco Mancebo et Christophe Moreau. C'est un coup de maître, reconnu par tout le monde du vélo. C'était déjà une belle satisfaction, en complément de l'équipe 2005 qui était déjà très forte. Je dois dire que j'ai vécu une super saison 2005, tant sur le plan sportif, qu'humain sur le plan de l'échange avec les coureurs. Si je fais ce métier, c'est d'abord pour être heureux, et je suis heureux quand je travaille avec des gens que j'aime bien. En 2005, ça a été le cas. On a vécu un Tour de France extraordinaire, un Dauphiné très bien. Cette équipe 2005 était très bonne, en devenir, avec beaucoup de jeunes, et on l'a renforcée avec de beaux et bons coureurs. Aujourd'hui, on est pleins d'espoirs, et l'équipe a fière allure."

Vous n'avez pas le plus gros budget du peloton, vous n'étiez pas dans l'UCI ProTour, comment avez-vous procédé pour réaliser deux des plus gros transferts de l'intersaison ?
"On est dans les budgets moyens, le dixième mondial selon les statistiques de l'UCI (7,2 millions d'euros), avec la particularité de la France, où on laisse énergie et argent en taxes. On est bien, sans plus. Nos partenaires ont réellement fait de beaux efforts, avec la volonté d'être au plus haut niveau. Notre place de 2005 ne nous satisfaisait pas, même si on a fait les belles courses du calendrier. Certes, on n'avait pas les contraintes du ProTour, mais on était considérés comme la petite dernière du peloton, alors que ça n'était pas le cas. Les coureurs, l'encadrement, l'ont ressenti, sans que ce soit méchant, mais c'était pesant. La juste valeur de l'équipe était 9-10ème sur les épreuves ProTour. Maintenant, tout est rentré dans l'ordre, c'est bien."

Aujourd'hui, comment le manager d'Ag2r se situe dans le débat entre les organisateurs des grands tours et l'UCI ?
"On est dans une période un peu trouble de notre sport. Il avait besoin d'une réforme, elle a été mise en place par Hein Verbruggen. C'est une bonne réforme, les fondements sont essentiels, il faut maintenant améliorer. Les organisateurs des trois grands tours n'ont pas adhéré totalement à ce concept, il en est venu une série de désaccords au fil du temps. Et au milieu de tout ça, il y a les équipes. Elles ont souscrit au ProTour, les sponsors ont investi pour ça. En 2005, des épreuves y étaient sans y être, mais ce ProTour a pu se dérouler. En 2006, l'opposition est plus forte, il semblerait qu'au niveau de l'AIGCP, on ait choisi son camp, celui de l'UCI contre les trois grands tours. Un certain nombre de managers souhaiteraient que l'AIGCP se positionne dans une ligne neutre, pour construire le futur et remettre les gens autour de la table. Le ProTour est bon pour le cyclisme, il y a des points d'achoppement, pas insurmontables, il faudrait que la raison l'emporte. On ne sait plus on en est, les spectateurs, les acteurs ont du mal à s'y retrouver. Les investisseurs, aux côtés des équipes, commencent de poser des questions, c'est normal. Et ça montre que les managers d'équipes doivent se positionner pour bâtir et pas se ranger dans un camp aveuglément."

Imaginez-vous une année 2006 où les trois acteurs, l'UCI, les grands tours et les managers d'équipes, se mettent autour de la table à parité ?
"Le cyclisme doit gagner, on est sur le point de gagner. La réforme est bonne, ça n'a jamais été fait avec une telle ampleur. C'était audacieux. Tout ne pouvait pas être parfait, mais il ne faudrait pas que ça se bloque là. On a besoin de retrouver de la sérénité, les sponsors ont besoin d'une vision, leur retour sur investissement. Pour 2007, il faudra trouver une solution, les managers d'équipes doivent être constructifs, la raison doit l'emporter et les équipes doivent se faire entendre."

Dans le même ordre d'idée, on voit la remise en question de la couverture par Sport + de la Coupe de France, ne doit-on pas intégrer cette notion de montée-descente, ne serait-ce que pour redonner leur intérêt aux courses non ProTour ?
"C'est un des points d'achoppements essentiels entre l'UCI et les grands tours, mais j'ai l'impression qu'on bloque sur des mots. Peut-être ne faut-il pas parler de montée-descente. Ag2r a obtenu une licence, donc tout n'est pas fermé. Des sponsors vont arrêter, il faudra remplacer ces équipes, donc ouverture. A nous de réfléchir à un système de licence tournante : le nombre, la durée, on va y arriver en changeant les mots. Jusqu'en 2008, tout est vendu comme tel. Ensuite, place à un système ouvert, pourquoi pas ? On doit s'en sortir."

Pour revenir à Ag2r, diriez-vous qu'avec l'arrivée de Moreau et Mancebo, les départs de Brochard et Kirsipuu ont-été enfin compensés ?
"L'an dernier, on a fait sans eux, c'était une première, notamment Kirsipuu, qui était notre assurance victoires. L'équipe a gagné vingt-et-une fois en 2005, au lieu de vingt-trois en 2004. L'ambiance générale a été extraordinaire. Les équipes doivent vivre, se rebâtir, c'est la loi du genre. C'est vrai que cette année, on a le sentiment d'avoir passé un cap, en engageant deux leaders qui ne jouent pas dans le même registre que Jaan ou Laurent. Sur les grosses courses à étapes, on sera armés pour lutter avec les meilleurs."

Comment seront définis les rôles entre vos leaders sur le Dauphiné, ou le Tour ?
"On ne va pas trop se prendre la tête là-dessus. Christophe va se situer en électron libre, comme en 2005 où il a pris du plaisir. Et puis, à un moment donné, si Mancebo est positionné pour le podium, là seulement, je demanderai à Christophe, s'il est dans une échappée avec un concurrent potentiel pour le podium, de ne pas rouler avec un tel groupe."

Vous découvrirez le Giro, comment l'envisagez-vous ?
"On a des objectifs importants : Tour, Dauphiné et Vuelta, que Mancebo veut gagner. Le Giro, on y sera, ce sera l'occasion pour de jeunes coureurs d'aller faire un grand tour, d'être libres de s'exprimer. A eux d'en profiter. Quand ils seront sur le Tour ou la Vuelta avec un leader, on leur demandera autre chose. Avec trois grands tours, il y en aura pour tout le monde. Ce n'était pas le cas en 2005. Là, ils auront le Tour du Pays-Basque, le Tour de Romandie et le Tour de Suisse pour courir et s'exprimer. En été 2005, des coureurs comme Alexandr Usov, qui est à bon niveau, ont peu couru. Là, il va pouvoir faire de grandes courses."

Quels changements cette licence ProTour a-t-elle entraîné en moyens humains et matériels pour Ag2r ?
"En 2005, déjà, on s'était préparés puisqu'on avait décidé d'engager vingt-cinq coureurs. L'effectif était déjà pléthorique pour une équipe continentale, et ça dans la perspective d'obtenir la licence. Quand on a eu la licence, on était presque prêts, on avait deux noms en attente : Renaud Dion et Hubert Dupont, deux jeunes coureurs Français avec de l'avenir pour les courses par étapes, donc tout ça n'a pas vraiment changé. Le nombre de vélos reste le même, il a fallu acquérir un camion supplémenatire. On va acheter un camping-car, on a pris un directeur sportif, un kiné et un mécano, mais je le répète, on n'a pas transformé l'équipe non plus."

Dernière question, avec un partenaire dans la boulangerie, vous allez être obligés de prendre des coureurs pétris de qualités, ça change quoi ?
"C'est la première mais sûrement pas la dernière fois qu'on la fait, espérons que les résultats iront croissant !"

# Posté le samedi 21 janvier 2006 06:18

Modifié le mardi 26 juin 2007 03:32

Interview de Christophe Moreau (Ag2r Prévoyance)

Interview de Christophe Moreau (Ag2r Prévoyance)
Christophe, comment vous sentez-vous sous vos nouvelles couleurs bleues ?
"On a déjà fait un stage à Temple-sur-Lot, en décembre. Je connaissais pas mal de coureurs. Ici, je suis déjà plus imprégné. Et là, je suis en bleu effectivement contrairement à décembre. Tout se passe bien. Ma venue est globalement bien prise, que ce soit par les jeunes coureurs, les mécanos, l'encadrement. Ca prend bien, c'est un bon environnement."

Vous allez prendre la place qu'a laissée vacante Laurent Brochard, chez Ag2r, est-ce votre sentiment ?
"Laurent a beaucoup apporté à l'époque à Ag2r avec ses succès et son positionnement de leader dans l'équipe. Après son départ, ce qui manquait peut-être à cette équipe, c'était de vrais leaders, notamment sur le Tour de France et les courses par étapes. Là, on a la cerise sur le gâteau. On a des leaders et des repères pour les jeunes. Les renforts vont dans le sens de la montée en puissance d'Ag2r."

Si on se retourne sur 2005, comment jugez-vous cette saison ?
"Je n'ai pas gagné, mais j'ai eu le sentiment de bien marcher. Que ce soit sur le Dauphiné, le Tour de Catalogne ou le Tour de France. J'ai failli gagner le Tour du Poitou-Charentes, j'ai été échappé dans la Clasica San Sebastian. Evidemment, j'ai eu une fin de saison moins bonne avec les complications au Crédit Agricole. J'ai raté complètement les Championnats du Monde, pas couru du tout en septembre. J'aurais pu faire un Tour un peu meilleur, mais on connaît les éléments de la dernière semaine qui n'ont pas aidé. En tous cas, il reste de grands souvenirs comme l'étape de Mulhouse : 2ème au général, 2ème de l'étape, 2ème à Pois. Il ne manquait pas grand chose pour transformer ça en un."

On parlait de confiance pour cette dernière semaine du Tour, comment répartir les ingrédients du succès entre l'état de forme, le matériel, la confiance de son manager et de ses équipiers ?
"La condition physique c'est 50-60%, le mental c'est au moins 20 %, et puis la confiance des directeurs sportifs, c'est 5-10 %. Ce sont des choses qui sont acquises, qui ne doivent pas se discuter. Le travail se fait à distance, et puis 10-15 % pour les équipiers, le travail complémentaire fait par eux."

Ce début de saison 2006, comment le prenez-vous ?
"Viser le début de saison spécifiquement, non, mais c'est bien commencer la saison pour et avec Ag2r, être en condition honorable dès les premières courses en février. Après, j'ai un gros programme, à compter d'avril, mai, juin, pour bien arriver au Tour. En ce début de saison, il s'agit de bien entrer en la matière, sans connaître de méformes, d'abandons et de pertes de temps. C'est dans cet état d'esprit que j'arrive. Pas forcément gagner mais bien débuter."

Vous avez signé avec une équipe qui, à l'époque, ne figurait pas dans le ProTour. Avez-vous imaginé ne pas en être ?
"J'ai signé en mon âme et conscience chez Ag2r. Il était possible que l'équipe reste professionnelle continentale, mais par rapport à mon calendrier sportif, les conditions de course, le programme, et cetera, tout était identique pour l'accessit au Tour. Donc ça n'était pas quelque chose de risqué. Maintenant, c'était une étape normale pour Vincent Lavenu de passer ProTour. Il y avait une incertitude, c'est certain. Mais le risque était calculé, la récompense est venue. On peut faire de mauvais choix, là, il s'avère que c'était un très bon choix et tous ces moments me confortent dans mon idée."

Ca sera votre troisième expérience dans une équipe française, vous êtes-vous vus dans une structure étrangère ?
"Disons que l'équipe Festina était à dominante espagnole. C'est vrai, les négociations sont allées bon train avec Ag2r Prévoyance et Saunier Duval-Prodir, et la possibilité a existé que je sois en Espagne. J'ai fait le choix d'une équipe française, avec des objectifs en priorité français. C'est l'association parfaite pour un groupe, un sponsor et le coureur."

Quand vous avez appris la venue de Francisco Mancebo, vous êtes-vous dit que c'était une garantie supplémentaire d'être dans le ProTour ou y avez-vous vu un conflit d'intérêts dans le leadership de l'équipe ?
"J'ai su sa venue avant ma signature. Les choses étaient claires, et elles le seront sur les grandes épreuves comme le Tour de France. Ce qui sera mis en exergue, c'est le meilleur des résultats dans la perspective du général. De mon côté, je serai présent aux côtés de Paco et lui pareil. Sur des étapes comme Mulhouse en 2005, ça me donnera des opportunités. Les jours où il faudra prendre des initiatives, c'est certain qu'être à deux dans le dernier col, ça sera un énorme avantage."

On imaginait pour vous la conquête de maillots, comme le Maillot Jaune et le Maillot à Pois. Est-ce que finalement, vous n'êtes pas mieux comme électron libre pour viser des étapes ?
"C'est pour ça qu'on parlait de coopération, évidemment bonne, entre Mancebo et moi. Je pourrais encore viser le général, je l'ai fait. J'ai encore la motivation, le physique, pour le faire. Maintenant, se libérer et viser des options comme victoire d'étape sur de grosses étapes de montagne, avec le Maillot à Pois au passage, ce sont des options qui me passent par la tête. C'est certain que je ne veux pas être obnubilé par ça, mais Mulhouse sur le Tour, l'expérience de Mende sur le Tour du Languedoc, ont été de grandes expériences. En plus, à chaque fois, j'ai fait un gros rapproché au général. Paco aura plus à se concentrer sur le général, moi sur des opportunités, c'est un bon compromis."

Vous sentez-vous mieux dans ce rôle de chasseur d'étapes ?
"Quand on voit l'étape de Mulhouse, ma cote de popularité a bien progressé. Le public a beaucoup apprécié ce schéma d'attaquant, se découvrir. Je me suis fait frissonner. Et puis, une victoire d'étape dans un grand tour, quand on voit Christophe Le Mével ou David Moncoutié, c'est énorme, bien plus qu'être meilleur Français au général. Ca donne des idées, il y aura du travail à faire auprès de Francisco et prendre des opportunités."

Dernier point, l'équipe de France est-elle toujours une ambition ou seulement une résultante d'une bonne saison ?
"Pour les Championnats du Monde, ça dépend beaucoup de la condition physique, mais aussi le choix de certains. Disons qu'à 80 % c'est la condition qui détermine. Pour les 20 % restants, c'est pas concret. J'en ai fait les frais, je le dis franchement. Maintenant, je ne me prends plus la tête avec ça, savoir si je serai sélectionné ou pas. L'important, c'est d'être en bonne forme donc mériter sa sélection, et rester dans le sportif. Pour le reste, l'équipe de France ne me fait plus rêver, c'est vrai."

Aller à Pékin, donc jusqu'en 2008, c'est trop lointain ou pas ?
"C'est vrai que je ne pourrais pas et ne voudrais pas non plus battre le record de Jeannie Longo ! Continuer ma carrière jusque-là, pourquoi pas mais une chose est certaine, je ne ferai pas la saison en plus qui devient celle de trop, ça serait incorrect vis-à-vis de mes employeurs et ça ne serait pas honnête par rapport à moi-même."

# Posté le samedi 21 janvier 2006 06:21

Modifié le mardi 26 juin 2007 03:33

Interview de Francisco Mancebo (Ag2r Prévoyance)

Interview de Francisco Mancebo (Ag2r Prévoyance)
Francisco, comment se passe votre intégration au sein d'Ag2r Prévoyance ?
"Pour l'instant, très bien. Les coureurs et tout l'encadrement font tout pour qu'on se sente bien, ça va."

Ag2r est votre première équipe étangère, comment avez-vous pris cette décision ?
"Déjà, en Espagne, j'avais évolué entre Banesto et Illes Balears, mais après onze ans, il me fallait changer d'air, et retrouver une nouvelle motivation, comme quand on est néo-pro."

Dans l'équipe Illes Balears, n'aviez-vous pas peur de l'ombre grandissante d'Alejandro Valverde ?
"Direct : c'est un challenge sportif avant tout. Valverde est un grand coureur, c'est clair, mais l'année dernière, il avait ses courses et moi les miennes. Pour d'autres courses comme le Tour de France, il est bon d'avoir deux possibilités, on l'a vu."

Selon vous, le successeur d'Armstrong sur le Tour, sera plutôt Italien ou Espagnol ?
"J'espère Espagnol. Si c'est moi, encore mieux. Je pense également qu'on peut avoir Basso-Ullrich-Vinokourov, mais il faut attendre le départ du Tour pour voir qui sera au départ et qui assumera le rôle de favori."

Dans l'équipe Ag2r, vous serez le leader désigné sur le Tour. Vous sentez-vous prêt à assumer ce rôle ?
"Il faut que je progresse dans le domaine du contre-la-montre, et être un peu plus en avant encore en montagne, mais assumer le rôle de leader, je sais faire."

Vous avez été Maillot Blanc du Tour, vous avez fait 4ème du général, vous avez gagné une étape sur la Vuelta, l'étape suivante c'est un Maillot Jaune au bout ?
"Pour moi, avant de songer à gagner le Tour, la logique voudrait que je sois sur le podium. Pour la Vuelta, c'est sûr que l'Amarillo au bout, c'est envisageable."

Quel sera votre programme avant et après le Tour de France ?
"Avant le Tour, je ferai peu de courses pour arriver fort en juillet. Je reprendrai au Critérium International, puis je ferai le Grand Prix Miguel Indurain, Liège-Bastogne-Liège, la Flèche Wallone, l'Amstel Gold Race, le Tour de Romandie, le Critérium du Dauphiné-Libéré, le Tour de Catalogne et les championnats nationaux. Après le Tour, pour l'instant, je ne sais pas."

Vous habitez dorénavant en Suisse, c'est uniquement pour des raisons de rapprochement avec Ag2r ou y a-t-il d'autres raisons ?
"C'est du 50-50. Evidemment, se rapprocher d'Ag2r, mais c'est aussi pour des raisons fiscales. Ce n'est pas la première fois qu'on me pose la question ! Je vais habiter dans une partie de Genève où je vais aussi être amené à parler de plus en plus le français. Avec un aéroport pas trop loin, en plus, je serai assez proche de communautés italiennes, donc je vais devoir parler d'autres langues que l'espagnol, c'est bien."

A votre niveau, le changement de matériel est-il important quand on change d'équipe ?
"Toutes les équipes pros sont bien dotées à ce niveau-là. Chez Illes Balears, j'avais du matériel classique, ici j'aurai un cadre carbone, alors les composants Campagnolo-Shimano, pour moi, c'est équivalent. Je ne suis pas pointilleux sur le matériel, tout me convient."

Dernière question, comment se dit Ag2r en espagnol ?
"A Ré Dos Erré !"

# Posté le samedi 21 janvier 2006 06:23

Modifié le mardi 26 juin 2007 03:33